Si les élèves ont des ordinateurs ou des tablettes, a-t-on encore besoin d’une solution interactive?

De plus en plus d’écoles équipées de tablettes ou d’ordinateurs pour les élèves me demandent si une solution interactive est toujours d’actualité si les élèves peuvent travailler sur un appareil dédié.

A mon avis la présence de tablettes, même pour chaque élève, ne remet pas en cause le besoin, pour une classe, de pouvoir disposer d’une surface de travail commune pour des phases de présentation,  de synthèse et pour des mises en commun. A moins qu’on s’oriente vers une individualisation complète des apprentissages (SOL), il y a toujours des moments de travail en commun. La solution interactive retenue peut être très sophistiquée (écrans plats géants) ou un tableau traditionnel complété par un beamer interactif, la deuxième option libérant des fonds pour les appareils des élèves.

Le fait d’avoir des petits portables ou  des tablettes pour les élèves en plus d’une solution interactive  flexibilise le travail par ateliers. Certains élèves réalisent une tâche en groupe sur les portables, alors que d’autres peuvent faire le travail en groupe au tableau blanc interactif. C’est cette réalisation qui sert ensuite de support à la mise en commun.

Vous pouvez consulter une vidéo présentant ce mode de travail hybride.  Elle a été réalisée en 2014 par le European Schoolnet dans une classe de  7H de Châtonnaye . On y voit l’enseignant mêlant phases de travail avec des appareils d’élèves et phases de mise en commun au tableau blanc interactif.

On peut aller plus loin dans ces modalités: Avec un Apple TV attaché à la solution interactive (coût 100 francs), il est possible pour chaque groupe ou chaque élève de pousser son travail fait sur iPad vers le grand écran pour la mise en commun.

Les logiciels pour TBI élargissent également leurs fonctionnalités pour pouvoir gérer le travail des élèves sur la surface commune depuis un ordinateur portable, une tablette ou même un téléphone.

Avec Notebook, le logiciel interactif cantonal, l’enseignant-e prépare ses questions depuis le Smartlab de Notebook. Les élèves peuvent ensuite fournir leurs réponses depuis la page smartlab.com (un numéro de code donne accès aux questions/exercices de leur enseignant-e). Une connexion au réseau WIFI et un navigateur Internet suffisent. Pas besoin d’app ou de logiciel sur les appareils des élèves.

Toutes les activités pour lesquelles il fallait auparavant des clickers ou des boîtiers de vote sont désormais possibles depuis n’importe quel appareil aux mains des élèves.

L’enseignant-e prépare les questions. Un numéro est projeté sur l’écran, les élèves le saisissent et peuvent ensuite introduire leurs résultats.

Cette fonctionnalité présente un gros potentiel pour tester les représentations des élèves sur différents phénomènes scientifiques et vérifier par l’intermédiaire de quelques questions si un concept nouvellement introduit est bien compris par l’ensemble des étudiants, pas seulement par les plus expressifs.

Le seul problème avec ce système est la nécessité, pour l’enseignant-e, de disposer d’un compte Google ou Microsoft Office et la récupération, par Smart, des données en lien avec ce compte. Il y a donc un petit problème de protection des données mais on peut le régler facilement en créant un compte GOOGLE réservé à ce type d’inscriptions et de sites web.

Si ces modalités  vous intéressent, nous proposons un atelier exploratoire dans le cadre de notre lab.

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